bollaert bussiness team

NextEvent

Afterwork BBT : Rencontre avec Léandre Chouya, agent FFF

 

Ancien joueur du RC Lens, Léandre Chouya est aujourd’hui l’agent de joueurs tels que Layvin Kurzawa, Christophe Jallet ou encore Sylvain Armand. De l’importance de l’aspect humain, en passant par le suivi permanent de ses joueurs, jusqu’à leur reconversion, Léandre Chouya explique pourtant que le milieu des agents n’est pas des plus tendre, même s’il appuie pourtant sa réussite sur des valeurs qui lui permettent de durer. Rencontre avec un agent pas comme les autres, qui malgré tout, n’est « pas un saint », comme il aime le rappeler.

 

Sa fin de carrière

J’ai commencé par appeler l’UNFP, qui me suivait dans ma reconversion. J’ai alors dit à Joël Delpierre : « Je veux devenir agent ». Il m’a répondu ironiquement : « Non tu ne pourras pas, tu es trop honnête ». Je suis bien entendu passé au dessus de ça, et j’ai pris des cours de droit, j’ai appris les règlements et, à 29 ans, j’ai obtenu ma licence d’agent.

 

Ses débuts en tant qu’agent

J’ai d’abord activé mes réseaux en appelant tous les gens que je connaissais dans le milieu du foot. Je me suis fixé l’objectif de prendre un joueur en CFA pour l’amener en National. Puis un joueur de National pour l’amener en Ligue 2 et ensuite un joueur de Ligue 2 pour l’amener en Ligue 1.

 

Sa méthode

Le fait d’avoir été joueur m’a aidé. Je sais ce que vivent les joueurs. Je fais preuve de franchise, d’honnêteté et de patience. Il est très important pour moi de dire les choses aux joueurs. Je démarche très peu de joueurs. Je les rencontre, j’aime les connaître. Connaître l’homme, pour pouvoir construire et durer. J’aime aussi connaître la famille. Tout ça fait que notre relation sera bonne et que je pourrai aider le joueur. La contre-partie, c’est que le joueur, par ses performances sur le terrain, va m’aider à son tour. J’essaye d’être là dans les bons moments, mais aussi dans les moments difficiles.

 

Sa rémunération

 Un agent est en règle générale rémunéré entre 5 et 10% du montant total du transfert. Mon objectif, c’est d’obtenir la meilleure rémunération pour le joueur. Concernant la valeur d’un joueur, elle est aléatoire. Généralement je discute avec le joueur et lui donne une fourchette que j’estime correspondre à sa valeur du moment. Mais les paramètres sont très nombreux.

 

Ses rapports avec la presse

J’interviens très peu dans la presse. Mais comme beaucoup d’agents, il peut m’arriver de donner des fausses infos pour faire grimper les enchères. Ça fait aussi partie du jeu.

 

Ses joueurs en fin de carrière

Il peut y avoir des problèmes psychologiques liés à la fin de carrière. L’anonymat, la disparition de certains passe-droits, certains joueurs finissent ruinés ou tombent dans la dépression. J’essaye de les accompagner au maximum en les incitant, par exemple, à s’intéresser aux partenaires du club et à leurs métiers.

 

Ses rapports avec les autres agents

Avec certains agents, on a un pacte de non agression. On ne se pique pas les joueurs. Mais ça reste quand même un milieu où, globalement, tous les coups sont permis.